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CRISE A GAOUA

Jeudi 16 août 2012,àGaoua,c’est encore la psychose dans la ville. Comme à chaque matin,Gaoua se lève sur de folles rumeurs. Les téléphones portables contribuent à propager les nouvelles,même celles souvent fausses. C’est ainsi que nous avons appris qu’un Mossi a été tué vers l’ENEP. Nous nous y sommes rendus et des riverains ont confié qu’aucun mort n’a été repéré. C’est dans ce contexte que, de concertation en concertation, des communautés qui ont estimé qu’elles sont les cibles des manifestants,se sont misesà se constituer en groupuscules.

Ce qui a abouti à une marche de la communautémossisurle gouvernorat. A peine arrivés sur les lieux, certains élémentsincontrôlés ont commencé à user de la violence en brisant les vitres des bâtiments. Vite, les forces de sécurité ont intervenu et en usant du gaz lacrymogène. Elles ont réussi à maîtriser la situation et à engager un dialogue avec les manifestants pour trouver un terrain d’entente. Il est donc convenu que la foule se retire afin de dépêcher une délégation auprès du gouverneur. Ce qui fut fait, et au sortir des échanges, leur porte-parole,SoumaïlaGuiro, a décliné leurs préoccupations adressées à Mme le gouverneur.

« Nous ne sommes pas sortis pour faire des casses,ni affronter les autochtones. Nous sommes sortis pour demander notre sécurité »,a-t-il confié. Selon le porte- parole qui dit s’inquiéter pour leur sécurité en raison des exactions qui sont perpétrées dans la ville souvent contre des membres de sa communauté, deux des leurs en ont été victimes.

Un est mort(le jeune commerçant ambulant)etl’autre porté disparu. Mais s’agissant de ce dernier, des sources indiquent qu’il a été retrouvé à Bobo-Dioulasso. Selon M. Guiro,cette information leur a été rapportée mais ils attendent de se rassurer. Ils ont suggéréaux forces de l’ordre de chercher à savoir ce qui est arrivé à leur parent disparu. Il est sorti avec une assurance de la part du gouverneur qui dit prendre des dispositions pour que tout le monde soit sécurisé.

Ainsi,des conditions étaient donc réunies pour que la tension baisse. A en croire le gouverneur, les manifestants de Tonkar ont anticipé sur la levée desbarrières afin que des esprits malveillants n’en profitent pourcommettre des exactions en leur nom. Toutes les barrières ont donc été levées dans la nuit sauf celle de Tonkar qui a été lévée dans la matinée d’hier.

Pendant ce temps, des dozos qui ont participé à la manifestation, continuaient de faire quelques virées dans la ville sur leurs grosses motos. C’est dans ce contexte qu’un dozo a percuté un poteau électrique avec sa moto Saniliet en est mort sur le coup. Des témoins ont indiqué que lorsqu’il est tombé, tout seul, des passants avaient même peur de s’approcher par crainte qu’on en fasse des interprétations.

C’est un corps sans vie qui a été secouru et conduit à l’hôpital. Mais cela a suffi pour raviver encore un tant soit peu la psychose. Gaouaprésente toujours la physionomie d’une ville morte mais la tension a considérablement baissé dans la soirée. L’appel au calme lancé par Mme le gouverneur semble porter fruit.

AFRIQUE : La mode des fesses magiques !

La nouvelle tendance dans les capitales Africaines est aux fesses dodues. De Kinshasa à Abidjan en faisant un détour par Bamako, de plus en plus de femmes s’offre une belle croupe rebondie à donner des torticolis aux hommes. Leur allié dans cette nouvelle pratique : le cube d’assaisonnement ou « cube Maggi » en suppositoire.

Pour se rendre belle sous nos tropiques, la mode depuis quelques années était à la dépigmentation. Les femmes de tout âges peu importe leur catégorie sociale virait soudainement du noir au blanc avec diverses variantes plus au moins foncée à certains endroits du corps. A peine cette tendance qui fait d’énormes ravages sanitaires passée dans les habitudes que l’heure est désormais au suppositoire à base de cube maggi. Ce bouillon d’assaisonnement est depuis des décennies passée dans les habitudes culinaires au sud du Sahara, toutes les mères l’on donné en héritage culinaire à leurs filles. Aucune cuisine, pas de fête sans cube maggi ; même le célèbre garba en Cote d’Ivoire y est associé. C’est dire que le cube maggi est connu de tous, mais ce qui est nouveau, c’est son usage détourné.

Origine

Cette tendance trouverait son origine au Congo Kinshasa, lorsqu’on parle de ce vaste pays d’Afrique centrale on pense automatiquement à la rumba, et qui parle de rumba parle de chanteur mais aussi de danseuses. Des chanteuses célèbres pour leur déhanchement mais aussi pour leurs fesses particulièrement fournies et rebondies. La concurrence est donc rude pour espérer danser dans le monde entier ou simplement plaire. Car c’est connu les hommes préfèrent les femmes avec des formes là où il faut. Aussi on ne se contente plus de ce que la nature nous a donnés, désormais on s’en remet au petit cube magique. Il suffit de l’introduire en suppositoire directement ou d’en faire une pâte qu’on s’injecte à l’aide d’une séringue. Les effets seraient visibles au bout de quelques semaines.

Une chose est de revendiquer leurs rondeurs dont elles sont naturellement dotées au sud du Sahara, de ne pas en avoir honte, de les afficher sans être complexée face aux critères Européens, mais une autre est de forcer la nature en mettant sa santé en danger. Ce cube d’assaisonnement est composé de nombreux éléments chimiques dont un en particulier : le glutamate monosodique ou sel sodium de l’acide glutamique. Concrètement, il s’agit d’une poudre blanche (composée de petits cristaux) qui fût découvert comme l’essence des goûts délicieux des bonnes soupes préparées au Japon. L’usage du glutamate monosodique est parfois caché dans les étiquettes alimentaires sous différents noms comme « assaisonnements naturels »

Danger

Pourtant il recèle un autre usage car les chercheurs l’utilisent sur les souris de laboratoires pour les rendre obèses dans le cadre strict de leurs travaux sur le diabète en leur injectant le Glutamate afin d’observer l’effet de l’insuline. Ces rongeurs sont appelés « RATS TRAITÉS AU MSG ».

C’est ce principe qui a été détourné en Afrique par les femmes qui l’utilisent par voie anale, pour rendre leurs fesses plus rondes et plus rebondies. Pourtant les dangers sont nombreux : Saignements vaginaux, hypo ou hypertension, incontinence, troubles uro-génitaux, troubles cardiaques, gastrite, maladies de Parkinson, d’Alzheimer. Des risques mis en évidence par un atelier national au Mali portant sur les dangers liés à la consommation des aromes et autres exhausteurs de goût.

En attendant d’attirer l’attention sur ce phénomène de mode mortel auquel même les stars Américaines noires s’adonnent, probablement grâce à la chirurgie, la tendance continue en Afrique pour le plaisir des yeux.

Quelques mois après leur déguerpissement :La Police charge des usagers de Missèbo

Jeudi noir pour les déguerpis de Missèbo. Ils ont été bastonnés dans la matinée d’hier par les éléments de la Police nationale. Selon certains usagers du marché, cette intervention musclée des éléments de la Police dans ce marché a été commanditée par le Directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Lazare Akomagni. « Ce que moi j’ai vu aujourd’hui est horrible.

Ils sont venus brusquement arrêter des gens dans le marché. Ils ont frappé avec des gourdins et des kalachnikovs tous ceux qu’ils rencontraient. Dans cette course-poursuite, ils sont rentrés dans les boutiques de fortune des usagers pour les frapper. Ils ont même arrêté un enfant et une femme enceinte » a fustigé Monsa Gnonhoussou, un usager du marché. Rock, un autre marchand s’étonne que le Dg/Sogema ne les ait pas prévenus avant de prendre des mesures draconiennes contre eux. « Il y a deux mois environ, le Dg/Sogema était venu avec les agents du génie militaire. Il a interdit à certains usagers de s’installer dans la bande des 25m. Mais on ne sait pas où commencent et s’achèvent ces 25 m. Toutes les boutiques sont en chantier. Synapostel est en chantier. Il n’a même pas attendu que ces chantiers soient achevés avant d’agir. Il n’a pas pris des mesures d’accompagnement pour nous réinstaller. On ne peut pas rester à la maison à ne rien faire » a-t-il démontré. Unanimement, les usagers ont invité les autorités gouvernementales à venir à leur rescousse.